samedi 15 mars 2008

Boullaire Peintre de la douceur de vivre à Tahiti

( croquis d'après un portrait de Boullaire)

Jacques Boullaire a consacré une grande partie de sa vie d’artiste à la Polynésie. Il a croqué sur le vif des milliers de situations, qui toutes traduisent le calme et la sérénité de la vie des îles. Des hommes, des vahine, des enfants, des vieillards, des animaux domestiques, toutes les composantes du Fenua tel qu’on l’a tous rêvé un jour, un pays brut et nature, un univers langoureux, paisible et tranquille. La plupart des poses qu’il demandait à ses modèles marquent l’attente, nombre d’entre elles sont statiques, et telles que l’on croise encore les gens du Fenua, loin de la trépidante Capitale. C’est d’ailleurs ce qui frappe, en traversant un village, ou simplement au bord d’une plage, ou près d’un marché, c’est cette attente. Brel disait qu’aux Marquises, « le temps s’immobilise », mais ce phénomène on le vit partout dans les Archipels, et il se dégage sur sérénité rarement atteinte aileurs. Les Anciens comme les enfants, immobiles à l'ombre d'un maru maru, le regard abîmé dans la contemplation des éléments, on pourrait figer l’instant. Et c’est ce qui ressort de la lecture des sublimes carnets de croquis de Boullaire. On découvre des hommes qui rapportent la pêche du jour, des jeunes vahine lascives telles que sur les clichés en noir et blanc des années 50!
Ses dessins montrent comment le temps s'est arrêté, mais ils sont malgré tout bouillonnants de vie, de chaleur, de sensualité. De nombreuses plages également, cadrées magnifiquement avec une pirogue à balancier et une silhouette de jeune homme pêchant, des femmes assises en tailleur à l’ombre d’un miri miri, le chapeau rejeté en arrière, la chevelure cascadant sur les reins, des enfants nus s’ébrouant dans les vaguelettes chaudes au bord de l’eau. Des églises aussi, des coins de Paradis perdu que l'on voudrait retrouver....


1 commentaire:

Melly a dit…

quelques images tableaux Boullaire ?

Caramba!!!! Quintana Roo, Mexico