dimanche 17 août 2008

Gauguin dans la Grosse Pomme

http://moma.org/
Dans le magnifique Museum Of Art de New York nous avons découvert cette toile de Gauguin, "la semence de l'Areoi" qui fait partie de la "William S. Paley Collection". Cette toile date de 1892.
Le MET et le Musée Guggenheim présentent quelques toiles de l'Artiste.

Le Mythe des Aeroi, une Société Secrète à Tahiti à l'Epoque de Gauguin (elle avait quasiment disparu ) raconte que le Dieu Mâle du Soleil, devait rencontrer la plus belle de toutes les Femmes pour fonder une nouvelle race.
La quête mystique du peintre à Tahiti consistait en une vision exaltée de la vie primitive, lui qui voulait fuir la Civilisation avec un grand "C", et le monde de l'Argent qu'il avait cotoyé dans une vie antérieure d'Agent de Change. Il découvre en débarquant une Société déjà pervertie par les missionnaires et autres fonctionnaires de tous poils. Il recherceh pendant ces années Polynésiennes l'Homme Originel, celui du Paradis qui pourrait être Adam ou(et) Eve à la fois.
Il déchantera mais pourtant approchera de cette Idée du Paradis terrestre, à Utuona aux Marquises ou il finira sa vie (à 55 ans) malade et las de lutter.

voir la bio du Peintre sur Wikipedia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gauguin

Gauguin et la Polynésie.
Grandeur, décadence et désillusion…
des ingrédients étranges pour une Œuvre majeure du XIXème siècle.

Gauguin était parti chercher les sources originelles de la civilisation polynésienne et ne les a pas trouvées. Fasciné par les Arts primitifs, l’exposition universelle de 1889 lui découvre les trésors de Java, des Indes et du Cambodge. Il cherche alors un emploi auprès de l’Administration coloniale et tente de persuader ses amis peintres de la suivre. Il doit alors partir pour Madagascar, mais c’est finalement à Tahiti qu’il part, inspiré par « le Mariage de Loti », où la description de cette île préservée et mystérieuse qui semble avoir conservé son cachet originel, le magnétise. Il part à bord d’un navire de la Compagnie Général Maritime le 1er Avril 1891. Il est aussitôt déçu et désappointé devant ce qu’il découvre de Papeete, la petite Capitale du Pacifique. Ses pairs le dégoûtent, les Tahitiens le désenchantent, indigné qu’il est de les voir accoutrés de ridicules vêtements européens et de paréos bigarrés, loin de l’image des « bons sauvages » qu’il s’attendait à trouver en arrivant. Il veut vivre « à la manière polynésienne » et fuit Papeete, trop bruyante, insolente et cancanière -caractère qu’elle a peut être un peu gardé aujourd’hui…- et peuplée d’une intelligentsia trop suffisante pour ses profondes aspirations d’authenticité.
Loin de l’étouffement de la ville, il s’installe à Mataiea. Il rencontre une très jeune fille dont il fera sa Femme. Teu’Ura lui inspirera le livre Noa Noa. Koke, c’est le nom que lui donne son entourage vivra là une existence plus paisible (les missionnaires non moins facétieux le surnommeront « Coquin » !) 2 ans suffisent à l’artiste pour rapporter en France 66 œuvres que lui ont inspiré Tahiti, des portraits, des paysages, des scènes de vie quotidienne, des femmes, des enfants, les « véritables sauvages » qu’il était parti chercher comme une quête du Graal, une interprétation idéalisée de sa vision idyllique du paradis sur terre. Mais l’exposition qu’il présente à Paris en 1993 chez Durand Ruel est un échec total. Sa palette très colorée fait hurler les bonnes gens, les critiques n’échappent pas à la règle et le fustigent, plus qu’il n’en faut pour qu’il ne se résigne à jamais atteindre la gloire et retourne en Océanie et part à jamais pour l’oubli éternel. Sa mauvaise santé et les trop longs transports de la presqu’île à Papeete le font s’installer à Punaauia, sur le site de l’actuelle école « 2+2=4 », plus proche de l’hôpital et des facilités que procure en fait la « civilisation » tant décriée. Le cœur n’y est pas pourtant. Amoindri par la maladie, il a du mal à retrouver son inspiration première. Blessé en France lors d’une rixe avec des marins, blessure à la cheville aggravée par la syphilis, les soucis permanents d’argent rendant sa situation plus pénible encore. La naissance d’un petit Emile va le « rattacher à la vie » qu’il lui pèse tant à ce moment. En 1901, il part s’installer à Atuona, dans l’île de Hiva Oa. Il a été attiré par cet Art marquisien, primitif et pur. La sculpture, les corps tatoués, les bijoux de nacre d’écaille et d’os. Encore une fois, la désillusion, il ne retrouvera pas les artistes capables de créer les merveilles qu’il a vues à Tahiti. C’est là cependant qu’il réalisera sa fameuse « Maison du Jouir », qui hérissera les paroissiens et autres missionnaires. Il se remet à créer de façon effrénée, il retrouve espoir. Il vit sans plus de soucis d’argent. Mais bien vite son atteinte permanente aux bonnes mœurs lui vaut de nombreux démêlés avec les gendarmes et il épuise à nouveau tout son talent créatif à de vaines invectives contre les curés et l’Ordre établi !
Provocateur, il est vite aux prises avec la Justice qui le condamne bientôt et fort injustement à 3 mois de prison au fauteur de trouble et à une forte amende, il aurait outragé un agent de police…On le retrouvera peu de temps après le verdict, mort sur son lit, une fiole de Morphine vide sur sa table de chevet. Cruel destin et piètre fin pour l’un des plus grands génies de la peinture qui repose désormais dans un petit cimetière des Marquises.


1 commentaire:

Melly a dit…

"pervertis par les missionnaires" !
ça c'est envoyé !

Caramba!!!! Quintana Roo, Mexico